dimanche 10 mars 2013

La France otage médiatique

Quelle mouche pique Jean Robin ? Quelle merde chaude attire soudain ce papillon devenu bousier par la magie d'un livre — La France orange mécanique — dont il regrette manifestement de n'être pas l'éditeur à succès ? Tout ce pèze pour l'affreux Kersan, c'est injuste ! 

Jean Robin, qui n'est pas du tout de gauche, bien au contraire, estime de son devoir d'informer Médiapart et la France entière que Laurent Obertone pourrait bien être effectivement, quoique ce ne soit ni certain ni sûr, notre vieil ami blogueur l'Ubiquiste, du feu blog Le Pélicastre jouisseur, où nous avions notre couvert ! Le cas échéant, nous serions fiers pour lui : nous lui avions, voici longtemps déjà, promis un bel avenir. Il y avait des indices, moins littéraires à proprement parler qu'intellectuels. Qu'en est-il exactement ?

Robin affirme avoir été contacté en 2009 via un manuscrit (Manifeste nauséabond) par ledit Ubiquiste, en vue de sa publication ; manuscrit rejeté en dépit de ses qualités littéraires : il sentait trop fort. L'auteur — me croirez-vous ? — y répandait les miasmes d'une opinion relevant du traitement judiciaire et de la corde. Il s'y affichait comme partisan des thèses racialistes. Mais quelle horreur ! On vit notre Jean Robin s'effaroucher comme une nonne entrée par étourderie dans le vestiaire des joueurs du PSG après un match. Plutôt que de dénoncer le criminel sanguinaire aux autorités compétentes, il le mit en contact avec David Kersan, ex-agent littéraire et éditeur de Maurice G. Dantec ; le Diable, quoi, ou l'un de ses avatars ! La suite échappe à Jean Robin qui regagna sur son destrier la forêt de Sherwood et son perchoir du Major Oak. Figurez-vous que quelques mois plus tard, ses fidèles espions rapportèrent à Jean Robin qu'un dénommé Laurent Obertone s'était vu offrir chez Kersan, Sur le Ring, un poste à responsabilités, genre rédacteur en chef ou tueur à gages. Vous saisissez ? Laurent Obertone = l'Ubiquiste ! Très fort, Jean Robin. Sauf que ça me paraît tout de même pas mal tiré par les cheveux, surtout que ledit Robin affirme ne rien prétendre, n'avoir pas plus de preuves de ce qu'il suggère que moi de l'enlèvement de la petite Maddie McCann par un bonhomme tout vert nanti d'yeux gigantesques et globuleux. Robin dénonce tout en ne dénonçant pas. Il marche de toute évidence sur des œufs qu'il sait pourris et craint fort, tout en le désirant, de nous offrir un fumet autrement plus nauséabond que le Manifeste éponyme de l'Ubiquiste.