lundi 10 octobre 2011

Was schlägt Wurzeln in mein Origamihirn ?

Volets clos (Le Plessis-Hébert, 21 juin 2011)
 dedicated to i. a.


L'intelligence me séduit — pas l'excès d'intelligence, ni que l'intelligence. On peut être intelligent, voire très intelligent, au sens des facultés intellectuelles, et n'être pas toujours malin : c'est un défaut récurrent chez ces intellectuels trop nombreux qui ne sortent jamais de leurs têtes (au pluriel, pour l'image) que pour y retourner avec une promptitude effarouchée de pintadeaux, tant le monde sensible avec ses exigences de réalité les sidère ou franchement les offusque. Ceux-là préfèrent leurs conceptions du monde au monde réel. On deviendrait schizophrène à moins.

Un tel sujet mène à l'impasse si on prétend répertorier les cas, distinguer, nuancer, au risque de noyer avec le poisson l'océan qui le contient. Je me fiche d'être objectif ou exhaustif là-dessus. Je veux dire comment, moi, quidam, nanti de ma très imparfaite intelligence, mais sensible et pas mal lucide, je crois, je considère ce monstre hydrocéphalique qu'est l'intelligence, comment — non la conçois-je, mais plutôt la perçois-je, et quels rapports elle et moi entretenons relativement à la méfiance qu'elle m'inspire volontiers, puisque je me méfie d'elle autant qu'elle m'attire, telle une femme pourtant désirable que son côté trop femelle me retiendrait d'admirer, d'aimer sans restriction.

lundi 3 octobre 2011

Sous le soleil exactement (part II)


Reprenons le cours de notre promenade. Quelques jours se sont écoulés depuis, mais ce furent de chaudes journées encore, si bien que j'en profitai... pour écrire ! Bientôt, je disposerai de moins de temps pour ce faire, vu que ma quête d'un emploi a donné un assez inattendu et prompt résultat.

J'en étais donc à cette voie de chemin de fer déferrée et aménagée en piste de balade pour les cyclistes, les piétons et les cavaliers, comme le renseigne ce panneau : 


J'aime les trains, même quand ils ne sifflent plus. Ils passaient là : ils n'y passent plus, sinon peut-être dans le souvenir des usagers de jadis, s'il en reste. Là où ne passent plus les trains, je les entends encore et parfois je les vois, comme dans un rêve brumeux. En matière de transports, si on a inventé plus rapide, le train reste, et pour longtemps encore, le plus aimable des moyens de se déplacer, le plus apte à réjouir et l’œil et l'esprit du voyageur, s'il aime voyager (et non se rendre bêtement d'un point à un autre, insoucieux du trajet). Sa vitesse modérée, sa cadence... Le cœur d'un train bat la mesure de l'homme.